Il fait froid? ca nous est Aigoual!

Le jour J nous étions 2 fadas à être partant pour la sortie. Au menu nous avons l’ascension du  Mont Aigoual par Valleraugues, descente coté Lozère afin de rejoindre la Vallée Française où nous suivrons le cours du Gardon Sainte Croix jusqu’à Saint Jean du Gard. Nous terminons en passant par Saint Hippolyte du Fort – Pompignan – Montpellier.

Nicolas

Nicolas et son vélo et le soleil et les arbres

Mon copain pour la route s’appelle Nicolas. Il est Chilien, originaire de Talca et il prépare sa thèse en agronomie. Dans le cadre de ses études, il passe 2 fois 6 mois à Montpellier. Nicolas est un sportif averti qui pratique entre autre la rando & l’alpinisme dans les sommet andins proche de chez lui. Et le vélo. Il est responsable d’une association: Talca Pedalea, visant à promouvoir le bicycle au Chili, pays formidable, peuplé de gens formidables mais encore peu adeptes du 2 roues sans moteur.

L'herault depuis le pont d'Issenssac

L’herault depuis le pont d’Issenssac

Les cyclistes

Les cyclistes

Dans la caravanne

Dans la caravane

Alors que la météo est encore superbe Samedi 8 novembre, nous faisons les premiers tours de roue. Direction Saint-Etienne d’issenssac pour le pic-nic en bord d’Hérault que j’apprécie toujours. Une fois sur place, nous pouvons constater la force des inondations du mois d’Octobre. Les berges sont encombrés de branches, de troncs, les restes d’une caravane sont éparpillés au bord du fleuve.

Après le déjeuner, nous repartons vers le nord via Ganges ou nous prenons un petit café en attendant l’ouverture des magasins pour notre ravitaillement. Rapidement, l’objectif initial de planter la tente le soir même au sommet de l’Aigoual est abandonné, la journée est belle, pourquoi se presser alors que nous pouvons profiter du beau temps. Après Ganges, nous essayons de prendre les plus petites route, cela nous mène à Saint-André de Majencoules, petit village bien vertical.

Saint André de Majencoules

Saint André de Majencoules

 Alors que le jour commence à décliner, nous arrivons à Valleraugues, il faut donc chercher un lieu pour planter la tente. Comme c’est la première fois que je viens par ici, je n’ai pas d’emplacement déjà prévu. La nuit tombe, nous optons pour un bout de terrain derrière une maison qui semble abandonnée et en partie en ruine. Une fois derrière la maison, j’aperçois un petit écriteau sur une porte de garage. Ce dernier nous apprends :

  1. la maison n’est pas abandonnée, elle est occupée.
  2. l’occupant nous indique qu’il nous attends à l’étage avec la chevrotine.

Nous sortons donc, assez vite, du terrain et nous nous engageons sur un sentier qui jouxte la propriété mais en est séparée par une clôture. Cela nous mène sur l’autre rive de l’Hérault et nous y trouvons une petite restanque étroite qui semble parfaite. Nous faisons notre camp, nous mangeons, nous papotons de vélo, de rando, du Chili etc. En fin de soirée, le ciel se couvre et après une première journée à 96km, nous filons faire dodo.

Bivouac

Bivouac

Les vélos

Les vélos

La lune

La lune se fait grignoter par les nuages

Pendant la nuit nous serons réveillé par la pluie, et au petit matin, nous prenons un bon petit dèj avec un thé chaud. Alors que nous remballons notre camp, nous sommes surpris par un homme qui vient à nous. Le souvenir de l’écriteau fait vite surface, créant un petit moment de doute. En fait l’homme est très aimable, il nous explique qu’il a été cambriolé récemment, qu’il est venu voir ce que nous faisions. Nous lui expliquons et rapidement tout va bien, ça ne le dérange pas que nous ayons campé sur son terrain, vu que c’est propre derrière nous. Nous le remercions pour sa gentillesse et puis nous redescendons vers Valleraugues afin de remplir nos petites pochettes de bonnes petites choses à manger.

Vers le ciel

Le ravitaillement fait: GO! Il est temps de monter au sommet. Nous y allons doucement, je ne sais pas trop comment sera la pente, je sais juste que la route monte pendant 20km… Comme pour le Ventoux les bornes kilométriques donnent l’altitude et la pente moyenne jusqu’au kilomètre suivant. Contrairement au Ventoux, la pente moyenne n’est pas à 2 chiffres. En fait, l’Aigoual, c’est même carrément facile: seulement 2 km ont une pente moyenne à 6%. Tous les autres tournent autour de 4-5%

La forêt dans le brouillard, c’est bô

Montée de l'Aigoual

Montée de l’Aigoual

N’empêche. A force de monter, on fini par être haut. Et en haut, ben il fait froid. Le sommet est complétement dans les nuages. Un brouillard épais nous entoure pour les 5 derniers kilomètres. On y voit rien. Mais bon, tant qu’on monte, on à chaud hein!

Lost in the brouillard

Lost in the brouillard

Un tas de bois

Un tas de bois

Une fois au sommet, on ne monte plus. Et du coup on ne se réchauffe plus. Donc nous nous les pelons grave. Mais il est 1 heure après midi, et la faim est beaucoup plus forte que le froid. Nous passons donc tout nos vêtement sur nous et nous mangeons de bon gros sandwich au saucisson, au fromage et au jambon. MIAM. Pour digérer une petite séance photos! Ensuite, ça va être la descente.

Les beau gosses winners

Les beau gosses winners

La descente c’est bien, mais il fait froid. Heureusement, coté Lozère, le temps est meilleurs et avec la baisse d’altitude le mercure, il remonte. Nicolas, met sa caméra à contribution pour nous filmer alors que nous filons comme des filous à 50km/h. Un rapace qui pionçait sur le bord de la route s’élance juste devant nous quand nous passons. Yeah!!!

Coté lozère, il fait beau

Coté Lozère, il fait beau

Une petite falaise

Une petite falaise

Vébron

Vébron

Une fois en bas, nous contemplons à loisir le paysage. C’est beau et silencieux, on dirait du Cousteau. Je change l’itinéraire à la volée pensant que la route qui passe par Vébron est plus joli et Nicolas et d’accord. Nous arrivons à Vébron, c’est très mignon, tout comme Fraissinet de Fourques, traversé auparavant. Après Vébron, il nous faut couper à travers une vallée pour récupérer la Vallée Française. Sur la carte, je pense que la route va monter puis descendre un peu. En fait elle ne fera que monter. Et elle monte bien la salope. Nous puisons un peu dans les réserves. Le jour commende à décliner lentement, il est environ 4 heures de l’aprem, et ça grimpe sec. Si tu nous lit D49 d’entre la D9 et la D907, saches que je t’aime pas trop.

La D9 est plus docile. Un peu passante, pas très jolie, mais, après un ou deux kilomètre de je descend un peu, je remonte un peu, hop je redescend un peu, paf, ça descend pour de bon. on arrive a 300m d’altitude et il fait presque chaud. Après Pompidou, c’est Giscard, euh pardon, c’est la D24 que nous empruntons pour rejoindre Sainte-Croix Vallée Française, premier des 3 villages « Vallée Française » que nous traversons. C’est ce nom magique qui m’a fait rêver pendant que je traçais la route sur google maps.

Un tunnel

Nicolas est très enthousiaste à l’idée de passer sous un tunnel.

Il fait presque nuit, nous mettons en quête du spot bivouac. Les gouttes commencent à tomber du ciel. En fait la « Vallée Française », c’est Paris et il pleut. Nous trouvons bonheur et sol trempé derrière une construction pas finie en bord de route. Vu le nombre d’habitant dans la vallée, dormir près de la route n’est pas vraiment un problème. Je suis vraiment fatigué ce soir là. J’abandonne Nicolas pour me glisser avec beaucoup de joie dans le gros sac de couchage. Il est 7h pm et je ronfle.

Au petit matin (forcément, si dodo à 7pm, réveil à 4am), je me réveille et il fait nuit. Bon je me rendors un peu et à 6am, nous nous levons et nous préparons un gros déjeuner. Dès 8 heures nous enfourchons nos chers vélo et zou, nous nous élançons le long du Gardon.

Le temps est encore mis nuageux – mis gris, et ça gâche un peu les photos. Avec de vrais yeux, c’est très beau et moi et Nicolas nous sommes vraiment content d’être venu.

La brume

La brume qui s’élève au petit matin au dessus de arbres qui bordent le lit d’une rivière au fond de la Vallée (Française)

 Vers 10 heures, nous arrivons à Saint jean du Gard. Nous prenons un café au PMU du coin. Nicolas va se débarbouiller aux toilettes, qui sont, comme au café à Ganges, des toilettes dites « à la turc ». Il doit croire que c’est la mode chez nous.

Robert was here

Robert was here

Nous reprenons la route après avoir recommandé la route du Gardon de Sainte-croix à un couple de cyclistes qui voulais se promener pour la journée. Nous arrivons une heure plus tard à St-Hippolyte du Fort. Le temps à complétement changé et maintenant il fait beau. Vu l’heure, vu notre rythme et vu le trajet qui reste, nous réalisons que nous serons surement à Montpellier dans l’après-midi. Cela ferait une sortie de 3 jours au lieu de 4 ce qui est un jour de perdu. Mais malgré ça, nous avons bien profité et le temps pour le mardi 11 devant être pourri, nous nous disons que c’est finalement une bonne chose d’être en avance.

Nous passons Pompignan sans nous arrêter, même si c’est joli comme petite ville pour grimper en haut du mini-causse qui est au nord de Claret. Ensuite je sais ce qui nous attends: Valflaunes, Saint-Mat’ de Treviers et la maison.

Un gros rocher

Un gros rocher pas l’oin de St Hippolyte vu de la route qui mène à Pompignan(-gnan style)

 Vers 16h nous sommes à la terrasse du pub Rebuffy pour une bonne grosse bière. Fatigue & soif me font un peu perdre les pédales et je commande une pinte de Faro sans trop savoir. Nicolas en prend une aussi pensant surement que j’ai pris un truc qu’il faut gouter. Nous apprenons alors tous les deux que la Faro est une lambic (ou gueuze peut-être), bref une bière belge dont les céréales sont fermentés par les bactéries du milieu ambiant et pas par une levure. J’aime bien les lambic/gueuze, mais c’est quand même un chouia acide après presque 300km de vélo en 3 jours…

Mon vélo!

Mon vélo!

Peu importe, nous nous  séparons ravis par notre weekend et très enthousiaste à l’idée de refaire du vélo ensemble, probablement lors du prochain sub24 au pont du diable (venez nombreux!)

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