Sub d’Avril

Photos en ligne ici: https://photos.app.goo.gl/kXGum6PNXbhqEfst8

Nous sommes 11 au départ : Erick et A., Tim, Sabrina et leurs champions cyclistes S., S., E., Alexandre, Christoph, Daniel et Christophe. Le lieu de rendez-vous, s’il est parfaitement choisi pour accéder au réseau sécurisé, nous incite à partir dès que nous sommes au complet.

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La particularité de ce Sub, c’est que nous avons charge d’âmes. Si les grands S., S. et E. roulent déjà comme des flèches et sont autonomes, A. n’a que 15 mois. Son déplacement se fait en chariot, tiré par son papa.
Et c’est Erick qui a tout prévu pour que nous arrivions tous à bon port. Le repérage est impressionnant, chaque tronçon a été évalué et choisi pour garantir le maximum de sécurité tout le long du trajet.

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Traversant d’abord Montferrier, nous longeons le Lez jusqu’à sa source avant d’arriver aux Matelles. Et c’est par le réseau très secondaire, les petites routes qui coupent à travers champs, que nous tirons vers Saint-Mathieu. Le franc soleil et la beauté du printemps nous accompagnent, les pauses sont nombreuses pour restaurer les forces de tous et dégourdir les jambes du petit A., qui apprécie de quitter un véhicule qu’il partage avec tout ce que son père a prévu pour leur confort. Autant l’écrire : ce chariot contenait de quoi tenir trois jours.

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Nous suivons ensuite le réseau départemental : Valflaunès, Lauret, franchissement des deux petites bosses qui nous séparent de la vallée de Claret. Une fois rendus, il faut encore zigzaguer à travers champs, franchir quelques gués inondés pour rejoindre notre
destination.
Le camp est vite monté, chacun a l’expérience de son installation. Tous sont des voyageurs qui connaissent bien leur matériel. La lumière du soir nous permet d’apprécier les lieux, magnifiques, jusqu’au moment de partager nos repas. C’est bien la particularité du Sub, ces échanges qui commencent en selle et se poursuivent verre et gamelle à la main, toujours dehors, le nez au vent !

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On s’y rencontre et on apprend des destins des uns des autres. Une Franco-Indienne et un Australien qui ont beaucoup tourné, un Suisse amoureux d’une Française, un Français amoureux de Berlin et quelques autres qui aiment aller voir derrière la colline. Il y avait bien une touche anglophone ce soir-là, mais la présence britannique est habituellement plus marquée.

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Les grenouilles opportunistes chanteront plus fort toute la nuit. Réveil tranquille au premier soleil du matin. C’est un Sub familial, alors on prend son temps. Daniel nous quitte pour satisfaire à ses obligations. Le bivouac est levé, comme toujours derrière nous il ne reste aucune trace. Nous prenons ensuite la route à l’envers.

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C’est au passage d’un gué qu’un morceau de ciment traîtreux déséquilibre le vélo de Sabrina, qui s’étale de tout son long sur la chaussée. Chute impressionnante qui aurait pu
être très grave. Choquée et légèrement blessée, il lui faudra l’affection des siens et du repos pour reprendre ses esprits et remonter en selle. Elle est solide et courageuse, c’est certain ! De mémoire de Subvingtequatriens, on n’avait jamais vu une telle gamelle.

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Heureusement, le retour sera ensuite tranquille, toujours par les petites routes. Une pause repas à Valflaunès, puis nous tirons à travers champs jusqu’aux Matelles. Nous en profitons pour parcourir quelques rues de ce splendide village médiéval sur nos montures. Il fallait aussi vérifier si Erick serait capable de faire un demi-tour avec sa remorque dans une ruelle étroite !

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Nous faisons ensuite une dernière pause aux sources du Lez. Ce paradis d’eau au cœur des collines est simplement unique ! Cristoph tente une nouvelle fois de jeter sa nasse à l’eau. Ce n’est pas cette fois qu’il parviendra à nous faire voir une écrevisse parasite de nos cours d’eau !

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Hélas le plaisir de ces lieux si bienveillants à l’homme est gâché par des chiens qui terrorisent nos petits. Les pauvres bêtes n’ont aucune éducation, elles vaquent à leurs affaires et font leurs besoins sans que leur maître s’en soucie. Il faut donc surveiller qu’elles ne souillent nos vélos et les tenir à l’écart. Manifestement, ces chiens connaissent
aussi peu la caresse que les bonnes manières avec les enfants. Notre façon d’être, toute en attention, se trouve confrontée à la réalité la plus commune. Si commune qu’elle rabrouera Sabrina qui ose une remarque. C’en sera trop pour Erick, père qui rêve de donner un monde parfait à ses enfants. Il se laisse gagner par une vaine colère. Cet incident nous rappelle aux réalités. Il n’y a pas de paix là où on n’apprend plus à vivre ensemble.

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Les derniers kilomètres ne seront pas de trop pour retrouver la sérénité. Christoph veille
scrupuleusement au confort des vieilles dames sur les pistes cyclables en les prévenant aimablement de notre approche d’un coup de sonnette précis dans lequel il met tout son savoir-faire. La voie ainsi sécurisée pour tous, nous parvenons rapidement au but. Nous nous séparons là où nous nous sommes rencontrés la veille. Mais un peu plus riches les uns des autres, et dans l’attente d’une prochaine !

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C.

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Publié dans Rapport de sortie